Le mentor, un anti-mandarin

La recherche est souvent caricaturée comme un système où les idées et les résultats péniblement engrangés par les petites mains – thésards et postdoctorants – sont captés par leurs aînés, avec comme repoussoir la figure du mandarin, qui capitalise sur le travail fourni par ses subalternes. Si ce régime de prédation hiérarchique peut se retrouver çà et là, il est loin d’être général et les exemples abondent où les patrons de labo sont avant tout des passeurs, des guides bienveillants, qui savent donner aux plus jeunes les moyens de leurs ambitions et de leur créativité. …